dimanche 1 mai 2016

Semaine 25 - Etude de la phrase


Le pêcheur a tiré avec violence et sa ligne a sauté dans les branches.






Analysez :

Combien y-a-t-il de verbes dans cette phrase ?
Combien contient-elle de propositions ?

Lisez la première proposition : lisez la seconde.

Décomposez la première : verbe, sujet, complément.

Décomposez la deuxième.

Remarquez que les deux propositions sont unies, jointes par «et».

On dit que «et» est une conjonction.

  
  
  
  
  
  
Imitez :

1/ Je ne laisse pas au poisson le temps de ........ et je...........

2/ Je suis honteux de......... et je.........

  
  
  
  


Inventez :

1/ Inventez deux phrases : chacune contiendra deux propositions unies par la conjonction «et».


2/ Composez trois ou quatre phrases : «Je suis allé à la pêche».
  










  

Semaine 25 - Orthographe



1/Jean s’en va de bon matin avec sa soeur. Il porte sa gaule fièrement sur l’épaule et il a son panier sous le bras. Tous les deux, ils suivent la rivière. Ils choisissent un endroit poissonneux ; Jean jette sa ligne et il attend qu’un poisson vienne à son hameçon. Jeanne, qui n’a pas de ligne, est jalouse.


a/ Mettez les trois premières phrases à l’imparfait.



  




  
  
  
  
  

2/ Combien y-a-t-il de propositions dans la phrase suivante, quelle est la première, la deuxième ? :
  
  
Il déroulera sa ligne et il la lancera.
  

Semaine 25 - Conjugaison : Passé-simple des verbes Avoir et Etre




Etudiez :


À ce moment j’eus peur et je fus nerveux
tu eus peur et tu fus nerveux
il eut peur et il fut nerveux
elle eut peur et elle fut nerveuse

nous eûmes peur et nous fûmes nerveux
vous eûtes peur et vous fûtes nerveux
ils eurent peur et ils furent nerveux
elles eurent peur et elles furent nerveuses
  
  
  
  


  
  
  


Appliquez :


1/ Conjuguez au passé simple :

J’eus une superbe gaule.
tu...... etc.....


Je fus bien surpris.
tu..... etc....


Je fus honteux et j’eus un mouvement de colère.
tu..... etc....


  
  
  
  
2/ Mettez au passé simple :

J’avais ma ligne. Il avait la sienne. Nous avions la permission d’aller à la pêche. Nous étions tranquilles auprès de la rivière. Nos camarades avaient moins de chance. Ils étaient moins heureux que nous.









Semaine 25 - Grammaire : Le pronom possessif



Etudiez :


Alexis lance sa ligne.

Je lance la mienne.




L’expression «la mienne» remplace le nom ligne : c’est donc un pronom.

Le pronom «la mienne» dit que la ligne est à moi, que je suis le possesseur de la ligne : c’est un pronom possessif.




Je lance la mienne.
Tu lances la tienne.
Il lance la sienne
Nous lançons la nôtre.
Vous lancez la vôtre.
Ils lancent la leur.


La mienne, la tienne, la sienne, la nôtre, la vôtre, la leur 
sont des pronoms possessifs.






En parlant d’un panier on dirait :

le mien, le tien, le sien, le nôtre, le vôtre, le leur.
  
  

Au masculin pluriel, on dirait :

les miens, les tiens, les siens, les nôtres, les vôtres, les leurs.


Au féminin pluriel, en parlant de chaussures, on dirait :

les miennes, les tiennes, les siennes, les nôtres, les vôtres, les leurs.


  
  


Retenez


Le pronom possessif est un pronom qui fait connaître le possesseur
de la personne,
de l’animal
ou de la chose :

cette ligne est la mienne.


  
  
  
  
Les pronoms possessifs sont :

le mien, le tien, le sien, le nôtre, le vôtre, le leur

la mienne, la tienne, la sienne, la nôtre, la vôtre, la leur

les miens, les tiens, les siens, les nôtres, les vôtres, les leurs.

les miennes, les tiennes, les siennes, les nôtres, les vôtres, les leurs.
  
  
  
  
  


Appliquez :

1/ Soulignez les pronoms possessifs :

Je prends mon panier, tu prends le tien, elle prend le sien.

Tu jettes ta ligne, je jette la mienne, vous jetez la vôtre. 

Vous retirez votre poisson, il retire le sien.

Nous rapportons nos poissons, vous rapportez les vôtres, ils rapportent leur leurs.

Vous mangez vos poissons, nous mangeons les nôtres.

Je suis content de ma journée, ils sont contents de la leur.
  
  
  
  

2/ Remplacez les points par un pronom possessif.


Tu accroches ta sauterelle, j’accroche........, il accroche....... .

Vous avez votre pliant, j’ai....... .

Je regarde mes poissons, ils regardent........ , vous regardez....... .








Semaine 25 - Elocution (Ma première truite)






Ma première truite

Alexis prit sa ligne. Une sauterele, légèrement piquée, sautillait au bout. Il lança le fil ; j’en fis autant. Mon amorce n’était pas dans l’eau que : vlouff ! j’entends un formidable saut, et ma gaule, tire violemment, s’abat dans les herbes.

  • Raté ! dit une voix moqueuse.

  • Qu’est-ce que c’est ?

  • Une truite, pardi ! Il ne faut pas lui laisser le temps de souffler l’amorce : on ferre tout de suite... Oh ! inutile de recommencer ; elle ne reviendra pas.

J’étais honteux et colère de ma maladresse, et je craignais qu’Alexis fût fâché.

  • Allons plus loin, dit-il, en jetant un coup d’oeil circulaire. Nous recommençons dans un tournant, tapis derrière les roseaux.

  • Ça mord, dis-je d’une vois étouffée, le coeur battant. Mon fil se promenait à droite et à gauche, courbant le scion (*).

  • Tire ! tire ! dit Alexis... Ne lui laise pas faire ce qu’elle veut !

Je tirai. Un clapotis violent, un éclair de lumière et, au bout de mon fil, se tordait un poisson étincelant. Mais j’avais ferré si fort que ma ligne avait sauté dans les branches. La truite restait suspendue à un arbre et gigotait. J’allais grimper pour l’atteindre quand elle se décrocha et tomba dans l’herbe.

Gabriel Maurière (Peau de pêche)



(*) scion : (1) Petit brin, petit rejeton tendre et très flexible d’un arbre, d’un arbrisseau.
  1. Deuxième âge de l’oeil, développement du bourgeon ; le développement du scion s’appelle rameau.
  2. Jeune branche destinée à être greffée.
  3. Baguette pour battre, fustiger.





Parlez :

1/ Alexis prit sa ligne. Qu’y avait-il au bout ? Que fit Alexis ? et moi ?


2/ Racontez la première attaque. Répétez le dialogue.







Semaine 25 - Vocabulaire (A la pêche)









La pêche à la ligne


Jean s’en est allé de bon matin avec sa soeur Jeanne, une gaule sur l’épaule, un panier sous le bras, le long de la rivière. Ils s’arrêtent à l’endroit le plus poissonneux, Jeanne s’assied sous un saule étêté. Jean déroule sa ligne. Le poisson mord à l’hameçon et fait plonger le bouchon. Jean tire vivement le fil au bout duquel brille un goujon.
Anatole France (Filles et Garçons)







Etudiez les mots


1/ La gaule est la perche, la canne à pêche.
Au bout de la gaule, on attache la ligne, c’est-à-dire le fil de soie ou de crin.
A la ligne, il y a un bouchon : on l’appelle aussi un flotteur, parce qu’il flotte sur l’eau.


2/ Un endroit poissonneux est un endroit où il y a beaucoup de poissons.
Qu’est-ce qu’un quartier populeux ?
Pour rendre un endroit poissonneux, on amorce, on jette de l’amorce.


3/ Remarquez l’orthographe de saule, qu’il ne faut pas confondre avec sol.


4/ Étêté fait penser à tête.
Qu’est-ce qu’un saule étêté ?



5/ Qu’est-ce que l’hameçon ?
A l’hameçon, on met un appât, qui attire le poisson.
Le poisson vient mordre, c’est-à-dire prendre l’appât.
Alors, le bouchon plonge, c’est-à-dire s’enfonce dans l’eau.


6/ Remarquez l’orthographe de goujon. Avez-vous déjà vu un goujon ?
  
  
  
  


Ecrivez les mots


flotter, amorcer, mordre, plonger

une gaule, une canne à pêche, une ligne, le flotteur, le bouchon, un saule, le sol, l’hameçon, l’appât, l’amorce, un goujon

poissonneux, étêté


  
  

Employez les mots


1/ Mettez le mot convenable : plonger, appât, poissonneux, canne à pêche.

Jean, sur l’épaule, portait sa ............

La rivière contenait beaucoup de poisson : elle était .........

Quand Jean met une sauterelle à sa ligne, la sauterelle sert d’..........

Quand le bouchon s’enfonce, on dit qu’il.........




2/ Faites une phrase avec chaque mot  amorce, hameçon, goujon.